Kilométrage du jour : 30km / Kilométrage total : 30km
Lundi 4 mai : ça y est, on y est, c’est le grand jour. Tout est prêt depuis la veille donc je n’ai eu que des détails à peaufiner avant de prendre la route. C’est une journée avec beaucoup trop d’éléments que je ne maîtrise pas donc je suis loin d’être sereine mais je suis vraiment heureuse de partir à la découverte d’une nouvelle partie du monde.
Première étape : charger le vélo. Heureusement que j’ai eu la bonne idée d’essayer hier car mes sacoches arrières n’allaient pas sur mon porte-bagage et il a fallu que j’installe des petits adaptateurs. Ce matin, tout est simple et ça va très vite. J’enfile mon casque, je pose pour la photo de départ imposée (merci maman !) et c’est parti !

Deuxième étape : m’orienter dans Saint-Jean-de-Monts. Trop facile grâce au GPS mais sans lui j’étais perdue. Une fois que j’ai rejoint la piste cyclable, il ne me reste plus qu’à pédaler sur l’interminable ligne droite qui mène jusqu’à Challans. Sur les 22km de route je note ce qu’il faudra ajuster : régler les tendeurs de mes sacoches avant (ils sont trop longs), resserrer ma roue avant qui fait des bruits bizarres (ça, je l’ai fait instantanément sur le bord de la route) et vérifier mon compteur kilométrique qui indique que je roule à 47km/h, mais bien sûr ! Il pleut mais ce n’est vraiment pas méchant.
Une fois à la gare, il me reste assez de temps pour manger un sandwich et réfléchir à ma stratégie : est-ce que je laisse mes sacoches sur le vélo le temps d’entrer dans le train ou est-ce que je mets tout dans mon cabas et je rentre mon chargement en deux temps ? Je choisis la 1ère option car il y a du monde sur le quai et j’ai eu raison, tout le monde est rentrée dans le wagon vélo car c’était le plus proche de la gare et ça a été la cohue, je n’aurais jamais eu le temps de faire un deuxième voyage. Soulagée d’être dans le TER avec toutes mes affaires, je prends le temps de m’installer, tout est éparpillé mais ça ira : le vélo sur son crochet, les sacoches arrières au dessus des sièges, les sacoches avant et la tente dans le compartiment à bagages du wagon d’à côté, mon sac à dos et mon casque avec moi sur les strapontins près de la porte. Ouf !

Une heure plus tard il est temps de refaire tout à l’envers pour sortir du train. À Nantes c’est facile, les quais sont bien adaptés donc j’arrive sans encombre jusqu’au hall d’accueil. J’ai 1h d’attente avant mon train pour Paris donc je tente un réglage pour mes sacoches avant, on verra ce que ça donne.
L’heure venue, je me dirige vers le TGV direction Paris, j’ai payé l’option « voyage avec un vélo non-démonté » donc j’installe mon vélo dans l’espace dédié. C’est presque trop facile, c’est louche. Un peu après, un mec avec un vélo démonté râle à propos des « sans-gêne » qui débarquent sans démonter leur vélo et les installent confortablement sans embêter. Euh… pardon, mais c’est tout le concept de l’espace vélo. Sa femme essaye de le raisonner en lui expliquant qu’il n’a pas payé l’option mais que nous oui et que c’est donc normal. Il repart en râlant « oui, bah quand même, blablabla ». Un champion… bref, moi je suis contente car j’ai le siège juste à côté de l’emplacement vélo et mon cabas juste derrière moi. Je dois bien l’avouer : quand la SNCF s’y met, elle est capable de faire les choses à peu près bien (ça manque du coup d’emplacements pour ranger les valises et il faut réserver longtemps à l’avance car il n’y a que 2 places !).

Le trajet se déroule sans soucis, je fais ma petite sieste, le train arrive à l’heure… mais une fois dans Paris tout se complique. C’est très nul de rouler dans Paris, surtout quand on ne connait pas la route et qu’il faut régulièrement vérifier qu’on est sur la bonne voie, alors je choisis l’option « pousser le vélo sur le trottoir ». J’ai 3h à tuer avant mon bus vers Hambourg donc ce n’est pas plus mal. Il se met à pleuvoir, je sors mon k-way et je marche, en montant parfois sur mon vélo quand j’estime que c’est sécurisé. Je fais un peu pitié je crois !
J’arrive finalement à la gare routière de Paris-Bercy et je suis servie : il y a un grand groupe de mecs hyper baraqués qui font de la muscu torses nus avec du rap US à fond. Ambiance prison américaine… c’est spécial. L’intérieur de la gare routière ne me plaît pas, c’est le bordel, c’est bruyant, sale et pas rassurant, heureusement que jai pris mon temps pour venir. J’ai 1h30 à patienter et je les consacre… à stresser ! Pas à cause de mon voyage à vélo mais à cause de mon trajet en Flixbus, j’ai lu tellement de mauvais témoignages que je deviens parano et je me convainc que tout va très mal se passer. A 20h15 je vois mon bus arriver, je fonce voir et miracle : il y a un porte-velo, les chauffeurs sont sympas, mon siège a une prise électrique, on part à l’heure… je respire !

J’espère que tout va continuer sur cette lancée et si tout va bien je serai à Copenhague demain soir. Et oui, le bus c’est pratique avec un vélo, pas cher… mais long.
Dans le bus j’écris mon premier article et je suis très étonnée d’avoir écrit une telle tartine alors que je n’ai quasiment rien fait… ça promet !
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