Étape du jour : 62km / Cumul : 1010km / 13ème jour de vélo / Ce soir, je dors à : Rabenstein/Fläming (Allemagne)

Que ça fait du bien de camper par temps moins froid ! Il fait toujours frais au cœur de la nuit (ça m’a réveillé) mais c’est quand même bien mieux qu’il y a quelques jours. Je démarre la journée un peu tard mais la route est très jolie ce matin. Je passe la plus grande partie du temps dans la forêt, comme d’habitude. D’ailleurs, j’ose l’avouer : je sature un peu de la forêt et j’ai hâte d’arriver un peu plus au sud pour que le paysage change un peu.

La route n’est pas en meilleur état que les jours précédents, il y a des racines de partout et c’est toujours aussi tape-cul. Je suis dans une sorte de routine en ce moment, toutes les étapes se ressemblent un peu. La différence, c’est que je rencontre de nouveau des gens souriants qui disent bonjour ! Ça reste beaucoup moins chaleureux qu’au nord mais je note une amélioration. 

Ça secoue !

Je râle de temps en temps à cause de la signalisation. En ville il faut parfois se débrouiller, avancer un peu à l’aveugle ou au feeling et puis parfois, sur une grande ligne droite en pleine forêt, alors qu’il n’y a qu’une seule direction possible, il y a une flèche qui nous guide. C’est rassurant de la voir car après plusieurs kilomètres sans panneau il m’arrive de douter, mais c’est rageant de voir qu’ils n’ont pas fait le même effort en ville. Il y a d’autres petits défauts : des autocollants collés sur les flèches (fréquent autour de Berlin) ou des panneaux cachés dans la végétation. Parfois il faut s’arrêter, chercher… mais globalement ça reste quand même super bien fléché.

Où veulent-ils que j’aille à part tout droit ?!

Vers midi, le vent se lève. Il est évidement de face, sinon ce n’est pas drôle. C’est énervant parce que le relief est sympa sur cette portion, ça aurait pu être une étape facile et roulante mais non… c’est le jeu ! 

Je traverse la petite ville de Brück, plutôt mignonne, j’apprécie la traversée malgré la route pavée. Je récupère la forêt juste après et j’en profite pour faire une pause casse-croûte. La forêt qui suit est très belle avec son sol plein de mousse. Elle me conduit jusqu’à la ville de Bad Belzig, où je quitte temporairement l’Eurovélo 7, faute de camping avant un très long moment.

Je rejoins la petite ville de Rabenstein/Fläming, à une quinzaine de kilomètres. D’après Google Maps, l’itinéraire est « principalement plat » et d’après moi l’itinéraire n’a vraiment rien de plat. Ça monte tout le temps ! Je ne m’en rends pas compte sur le moment mais c’est ici que je dépasse les 1000km parcourus depuis le début du voyage. Avec le recul, c’est sûrement pour arroser ça qu’il s’est mis à pleuvoir pile à ce moment…

J’arrive au camping et le fonctionnement me rappelle mon camping préféré sur la Loire à vélo : c’est un tout petit camping, on arrive quand on veut, on s’installe tout seul où on veut et le soir le patron passe et on s’occupe des formalités. Il y a une cuisine tout équipée avec tout ce qu’il faut en libre accès, le frigo est rempli de boissons, on se sert et on paye dans une boîte. Je suis arrivée vers 16h, j’ai goûté, installé ma tente, pris une douche (collective, encore une fois… mais j’ai toujours beaucoup de chance car il n’y a jamais personne). J’ai fait ma lessive, je l’ai étendue, j’ai été m’acheter un Coca… et puis après tout ça, le patron est arrivé et j’ai été dire à la réception « coucou, je suis là ». J’adore ! L’autre avantage de ce genre de camping, c’est qu’on peut charger son téléphone et ses batteries, alors que dans d’autres campings j’ai vu des affiches « interdit de charger quoi que ce soit » car il faut payer pour le faire. Dommage… déjà qu’il faut payer à la minute pour prendre une douche !

Comme tous les soirs je suis prête à aller me coucher de bonne heure, la différence avec les autres jours c’est que je sais déjà où s’arrêtera l’étape de demain. Franchement, c’est rare. D’habitude je gère ça le matin ou carrément sur la route. J’ai quand même 2 options : un trajets court et un trajet plus long, ils ne faut pas abuser sur la planification ! Sur le papier ça paraît facile, mais qu’est-ce que ça va donner dans la pratique ? Réponse demain !

Pas mon meilleur spot… mais un petit souvenir de mon vélo en mode « étendoir à linge »