Étape du jour : 6km / Cumul : 2313km / Ce soir, je dors : dans le bus (Hongrie-Allemagne-Autriche-France)

C’est le grand jour du départ ! Je me lève, je m’habille, je vais manger, faire mes sandwichs pour le voyage, ranger mes affaires, charger mon vélo… et c’est parti pour les 6km de vélo qui me séparent de la gare routière. Budapest à vélo, c’est définitivement nul. Côté Pest, c’est comme en France : ils ont juste dessiné un vélo sur la route et il faut rouler au milieu des voitures. Côté Buda, c’est mieux, la piste cyclable est bien délimitée voire même séparée de la route par endroit. J’arrive sans encombre sur le quai numéro 2 de la gare routière de Kelenföld.

On est 5 cyclotouristes ! Je commence à stresser et je repense à ce qu’on m’a dit récemment : « stresser ne changera rien au problème ». C’est bien vrai, alors je décide de faire confiance et de rester zen. Ça marche bien ! Et comme à chaque fois : ça s’est très bien passé. Le bus part pile à l’heure et c’est parti pour une journée et une nuit à la place 26D du Flixbus N91 direction Paris !

C’est drôle car le bus refait le trajet de l’eurovélo 6 à l’envers : Vienne, la vallée de Wachau, Linz… après 3h de route on arrive à Vienne, à vélo ça m’a pris 5 jours. N’empêche que c’était vachement plus sympa car la ville est hyper embouteillée et on s’y arrête avec 1h30 de retard.

Jusqu’à Munich tout allait bien : bus presque vide, calme. Et puis à Munich le bus se rempli, des français entrent et ne comprennent rien : ils ne savent pas qu’il faut s’installer à une place précise, essayent de négocier, sont trop vieux et malades pour monter à leur place en haut de l’escalier… quelle pagaille. Finalement, ils arrivent à s’asseoir : la dame d’un côté de l’allée et son mari… à côté de moi. La tuile… il est sympa mais ce n’est pas un cadeau, il prend beaucoup de place et je me retrouve toute serrée. Je vais essayer de dormir pour passer le temps… aller, plus que 11h de route !