J’ai raté le réveil ce matin mais j’étais quand même dehors à 6h45, à 7h dans le mauvais bus, à 7h10 dans le bon bus et à 7h30 devant les thermes de Széchenyi. Ce sont les plus grands de Budapest et aussi les plus touristiques, d’où l’heure matinale pour éviter au maximum la foule. Après 6 semaines de voyage à vélo, ce moment de détente arrive comme une récompense et il est le bienvenu !

J’achète mon ticket, je me change dans les vestiaires en bois, et c’est parti. Il y a plusieurs bassins et saunas répartis dans ce grand bâtiment, avec diverses températures. Je rentre dans un premier bassins, il est bien chaud. J’enchaîne avec le bain à 20 degrés, le plus froid et c’est rigolo parce qu’avec l’écart de température ça picote et ça fourmille. Il paraît que ça aide circulation sanguine, je veux bien le croire. Je fonce ensuite dans les bassins extérieurs qui seront pleins dès l’arrivée des touristes. L’eau thermale est à 38 degrés et il y a une légère brume qui se forme à la surface de l’eau, c’est joli. Ça doit être magnifique l’hiver ! Qu’est-ce que ça fait du bien… j’en profite bien et je vais dans l’autre bassin extérieur, il est un peu plus frais (28 degrés) et ludique : je m’éclate dans la « lazy river » (un courant qui tourne en rond) et je finis par sortir pour ne pas avoir un fou-rire toute seule. Après ça, je retourne à l’intérieur et j’enchaîne les différents bains : chaud, froid, tiède… ça fait du bien ! Pas de nage, pas d’effort, juste de la détente.

2h plus tard, j’ai assez trempé et la foule arrive, je m’en vais donc. Je me sens hyper bien, légère, zen, reposée… je ne réagis même pas quand une touriste asiatique fait semblant de me barrer la route avec ses bras pour faire rire ses amis, je l’ai snobé d’une force ! La pauvre…

Une fois bien zen et reposée, il est temps de tout gâcher : je dois me trouver des fringues pour la communion de Maxence car je n’ai pas été assez maline pour le faire avant le départ ! C’est parti pour une séance de shopping… je choisis Westend City Center, un centre commercial avec à peu près toutes les grandes enseignes, si je ne trouve pas là je ne trouverai nulle part. J’ai un peu de mal à trouver ma taille car il n’y a que des grandes tailles ! C’est le monde à l’envers… j’y arrive tant bien que mal et je repars même avec un short et un t-shirt qui n’étaient pas prévus mais dont j’aurais bien besoin cet été. C’est tellement rare que j’achète des fringues… bref, je file à l’auberge manger et me remettre de cette corvée. Je tente le métro et c’est tellement facile d’acheter un ticket que je demande confirmation au personnel : oui, il suffit bien de poser sa carte bancaire sur le lecteur et c’est bon ! Ok… comme j’ai été contrôlée ce matin par des contrôleurs en civil, je voulais être sûre. Arrivée au dortoir, je vois que la fille asiatique de mon dortoir est encore dans son lit, comme d’habitude, c’est à se demander pourquoi elle est là… elle semble n’être jamais sortie. Mais bon, ce ne sont pas mes oignons.

Pour cet après-midi, je retourne à Buda. Je traverse le pont de la liberté, le « pont Tour Eiffel » d’après des touristes françaises qui passaient par-là et j’avoue que j’ai pensé la même chose la 1ere fois que je l’ai vu. Je me balade au Bazar du jardin du château, qui me mène presque jusqu’au château. Il faut finir la montée à pied mais je n’ai jamais trouvé les escaliers, en revanche je suis tombée par hasard sur l’ascenseur… aller, ça va me faciliter les choses ! J’arrive donc au château, c’est beau mais je préfère toujours Pest.

Je redescends, je traverse par le pont des chaînes comme hier, et je rentre. Dans une rue, je tombe sur un groupe de touristes éparpillés en plusieurs petits groupes. J’entends leur guide essayer de capter leur attention mais ils ne se sentent pas très concernés… je traverse le quartier, et puis j’entends « action ! » et tout le monde se met à marcher autour de moi. Ah oui, maintenant je vois : les caméras, l’équipe technique… Je me sens comme Tintin : « le tournage d’un film ? Je suis confuse ! ». Mais comment j’ai atterrie là, sur un tournage ?! Je dégage d’ici et je vois d’autres touristes se diriger par là-bas, je me marre parce qu’ils vont vivre le même moment que moi ! Trop drôle.

Un peu plus loin j’ai le droit au « Mexico ! » réglementaire d’un mec qui aime mon maillot, puis un deuxième un peu plus loin. Tout proche de mon auberge, je tombe sur une chorale. C’est super bien ! Je m’arrête et je comprends que c’est une chorale religieuse, type gospel. Qu’importe, je ne comprends rien et en plus c’est entraînant. Je regarde tout le concert ! Après tout, je suis de communion dimanche, non ? Bon, bah je me mets dans l’ambiance !

Après ce bon moment, c’est l’heure d’une nouvelle corvée : les courses ! Que je déteste… les supermarchés français sont un paradis, il faut savoir s’en rendre compte ! Je trouve de quoi me nourrir et je rentre. Ce soir c’est match de foot et même en Hongrie je ne rate pas le match des Bleus ! Ça me change un peu du rugby. Une fois le match terminé et gagné, je peux aller me coucher ! A demain !